La Dame en noir
Deuxième film vu pendant le Printemps du Cinéma... La dame en noir de James Watkins : 1h35 de film, j'ai dû avoir les yeux fermés... 1 heure. Ca fait trop peur ! Mais bon, j'ai quand même des choses à dire sur le film !
Le spitch : Arthur Kipps est un jeune notaire, veuf et père d'un petit garçon. Rongé depuis plusieurs années par la mort en couche de sa femme, il n'arrive plus à être productif au travail. Il se voit confier une mission par son employeur - la mission de la dernière chance : parvenir à mettre en ordre la paperasse concernant une maison dont la propriétaire est morte. Arthur, prend donc le train pour aller voir cette maison, y rassembler tous les papiers, vérifier qu'il n'y a pas d'héritier et espère pouvoir passer un weekend tranquille avec son fils. Mais voilà qu'il arrive dans un village où il n'est clairement pas le bienvenu. Pourquoi les habitants de ce petit village perdu sur la côte l'incite tant à repartir sur le champ ? Pourquoi le village semble-t-il mort alors que des dizaines d'enfants apparaissent prisonniers derrière les fenêtres de leur propre maison ? Et pourquoi diable l'évite-t-on comme la peste lorsqu'il dit avoir vu quelqu'un dans le parc qui entoure cette maison dans les marais ? Arthur se retrouve au beau milieu de secrets familiaux, vieux de plus de 20 ans.
Ne comptez pas sur moi pour vous donner la réponse à toutes ces questions, si vraiment vous voulez savoir offrez-vous une séance d'angoisse payante et gardez les yeux ouverts ou achetez le livre "The Woman in Black" de Susan Hill dont le film est - aux dires de l'écrivaine - une très bonne adaptation !
Pour ne rien dévoiler de l'intrigue du film, je ne reviendrai que sur un détail. Il faut croire que les singes de la sagesse me suivent. Parce qu'après leur apparition dans The Artist (voir mon billet sur ce film), les voilà de retour dans La dame en noir. Ils trônent dans une des pièces de la maison des marais comme pour prévenir chaque personne qui y entre et semblent dire "Ici, on tait le mal qui a été fait. Ici, on cache le mal qui a été fait. Ici, on ignore les cris que le mal a faits pousser". Où Arthur doit-il plutôt comprendre : "Ne vois rien, n'entends rien et surtout ne dis rien" ?
Pour ce qui est des acteurs, Daniel Radcliffe passe brillamment de son rôle d'apprenti-sorcier (Harry Potter 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7) à celui d'adulte torturé. Mais Poudlard ne le quitte pas encore réellement, puisqu'il retrouve l'irlandais Ciaran Hinds (Dumbledor dans les Reliques de la mort) très en vogue dans les salles obscures actuellement (La Taupe, John Carter et bientôt Ghost Rider : L'esprit de vengeance) et que pour l'anecdote, c'est Adrian Rawlins (le père de Harry Potter dans la saga de Poudlard) qui tenait le rôle d'Arthur dans l'adaptation télévisée de The Woman in Black dans les années 80'. Côté actrices : que dire ? Pas grand chose : les personnages féminins sont très effacés, même Liz White qui joue la dame en noir.
Et pour conclure d'une manière plus générale : je me demande comment les enfants qui tiennent des rôles dans de tels films arrivent à dormir et ne pas avoir d'idées dangereuses "juste pour faire comme dans le film" après avoir joué leurs scènes : entre les gamines à qui on donne l'idée de se jeter par la fenêtre du grenier après une partie de dinette, et ceux à qui on dit "fais comme si tu avais avalé de la lessive", "maintenant crache des litres de sang", "transforme-toi en torche humaine" etc... Franchement, ce n'est pas si étonnant que ça de voir naître dans les cours d'écoles et dans les chambres d'enfants des jeux suicidaires !